C’est arrivé près de chez vous : usurpation de site
Plusieurs entreprises spécialisées dans la distribution de matériels pour espaces verts ont récemment été victimes d'usurpation d'identité numérique.
Le procédé est souvent identique : des fraudeurs créent un faux site internet en reprenant les principaux éléments d'identification de l'entreprise légitime, tels que son nom, son numéro SIRET, ses logos, ses coordonnées ainsi que divers éléments visuels ou commerciaux destinés à tromper les internautes.
La première étape consiste à constituer un dossier de preuves aussi complet que possible. Il est notamment recommandé de conserver :
l'adresse URL du site frauduleux, notamment en cas de cybersquatting ou de typosquatting ;
des captures d'écran des pages concernées. Pour être exploitables, celles-ci doivent faire apparaître :
l'URL du site usurpateur ;
la date et l'heure de la capture (horodatage visible sur l'écran) ;
les emails, messages ou réclamations de clients vous signalant l'existence du faux site ;
tout élément technique provenant de vos serveurs mettant en évidence des collectes non autorisées de contenus (crawling) ou des activités suspectes provenant de certaines adresses IP.
2. Effectuer un signalement
Il est important de signaler rapidement les faits aux plateformes compétentes, notamment via :
PHAROS, la plateforme officielle de signalement des contenus illicites ;
Le dépôt de plainte permet de formaliser les faits auprès des autorités et constitue souvent une étape indispensable pour engager des actions complémentaires.
4. Faire intervenir l'hébergeur et le registrar
Des démarches peuvent également être entreprises auprès :
de l'hébergeur du site frauduleux ;
du registrar (bureau d'enregistrement du nom de domaine) ;
afin d'obtenir, lorsque cela est possible, la suspension ou la fermeture du site litigieux.
Identifier le titulaire du nom de domaine
Avant toute action, il est utile d'identifier la personne physique ou morale ayant enregistré le nom de domaine.
Pour les extensions françaises (.fr), il est possible d'effectuer une recherche via le service Whois de l'AFNIC.
Pour les autres extensions, des services de consultation Whois, comme celui proposé par Gandi, permettent également d'obtenir des informations sur le titulaire du domaine.
Une fois le titulaire identifié, une prise de contact peut être envisagée afin de lui adresser une mise en demeure et exiger le retrait du site ou la cessation de l'utilisation frauduleuse de vos éléments d'identification.
Agir vite pour limiter les risques
Face à une usurpation de site internet, la réactivité est essentielle. Plus les démarches de constatation, de signalement et de suspension sont engagées rapidement, plus il est possible de limiter les préjudices financiers, commerciaux et réputationnels pour l'entreprise concernée.